# La Mystique : l’archétype que j’ai longtemps refoulé

Dans mon premier article sur les archétypes féminins, « Ma découverte des archétypes féminins », je racontais mes premières découvertes autour de ce sujet et la…

Dans mon premier article sur les archétypes féminins, « Ma découverte des archétypes féminins », je racontais mes premières découvertes autour de ce sujet et la manière dont j’avais commencé à identifier les différentes énergies qui me correspondaient.

[Lire l’article 144 — Ma découverte des archétypes féminins](https://naomi-louis.bearblog.dev/144-ma-d%C3%A9couverte-des-arch%C3%A9types-f%C3%A9minins/?utm_source=chatgpt.com)

À l’époque, je débutais complètement dans cet univers. Le mot « archétype » lui-même était encore relativement nouveau pour moi. Pourtant, je savais déjà qu’il y avait quelque chose de très intuitif, de très profond et de difficilement explicable dans ma personnalité.

Je ne savais simplement pas encore comment le nommer.

Dans mon deuxième article, « Ce que mes archétypes m’ont appris sur moi : entre la Sage et la Guerrière », j’ai approfondi la distinction entre mon archétype d’essence et mon archétype activé : la Sage comme ce qui constitue profondément mon fonctionnement, et la Guerrière comme une énergie que mon histoire et mon contexte de vie ont fortement activée.

[Lire l’article 155 — Ce que mes archétypes m’ont appris sur moi : entre la Sage et la Guerrière](https://naomi-louis.bearblog.dev/155-ce-que-mes-archetypes-mont-appris-sur-moi-entre-la-sage-et-la-guerriere/?utm_source=chatgpt.com)

Aujourd’hui, j’ai envie de m’intéresser à un autre aspect de cette exploration : la Mystique, mon archétype refoulé.

Et si je parle de refoulement, c’est parce que je crois que j’ai longtemps essayé de faire taire une partie de moi que je savais pourtant bien présente.

## Une précision sur ce que j’appelle « la Mystique »

Avant d’aller plus loin, il me paraît important de préciser ce que j’entends par ce terme.

Lorsque je parle de Mystique, je ne parle pas d’occultisme et je ne me définis pas comme médium, voyante ou comme quelqu’un qui prétend posséder des capacités surnaturelles.

J’utilise ce terme pour parler d’une dimension de ma personnalité très intuitive, sensible à ce qui est subtil et attirée par ce qui permet de comprendre ce qui se trouve derrière les apparences.

Cela englobe notamment mon intérêt pour l’astrologie, la numérologie, la spiritualité, les symboliques, les traditions et les différentes façons d’explorer la connaissance de soi.

C’est cette dimension-là que j’ai longtemps eu du mal à assumer.

Et aujourd’hui, je comprends mieux pourquoi.

## Une intuition que j’ai toujours ressentie

J’ai toujours été quelqu’un de très intuitif.

Je peux observer une personne et percevoir rapidement qu’il existe un décalage entre ce qu’elle montre et ce qui se passe réellement. Je ne sais pas nécessairement expliquer ce que je ressens sur le moment, mais quelque chose attire mon attention.

Un comportement, une manière de parler, une réaction, un changement subtil.

Je ne prétends pas savoir ce que les autres pensent et je ne suis pas devin. Mais j’ai souvent cette sensation très nette qu’il faut regarder un peu plus loin.

Avec les personnes proches de moi, cette perception est encore plus évidente. Il peut arriver qu’on me dise que tout va bien alors que quelque chose en moi me dit que ce n’est pas le cas.

Pendant longtemps, j’ai probablement davantage fait confiance à ce que je pouvais démontrer qu’à ce que je pouvais ressentir.

Aujourd’hui, j’ai appris à considérer mon intuition comme une information supplémentaire.

Elle ne remplace pas mon raisonnement. Elle vient l’alimenter.

## Mon thème de naissance nourrit aussi cette réflexion

Je ne considère pas l’astrologie comme une vérité absolue. En revanche, j’aime l’utiliser comme une grille de lecture symbolique permettant d’éclairer certains aspects de ma personnalité.

Mon ascendant est en Poissons, un signe traditionnellement associé à la sensibilité, à l’intuition et à une certaine réceptivité.

Et j’ai également Pluton en Scorpion en Maison VIII.

Cette configuration me parle particulièrement lorsqu’il est question de profondeur, de perception de ce qui est caché et de cette tendance à vouloir comprendre ce qui se trouve derrière ce qui est immédiatement visible.

La Maison VIII est d’ailleurs traditionnellement associée aux transformations profondes, à l’invisible, aux mécanismes psychologiques et à ce qui échappe à une compréhension purement superficielle.

Je ne cherche pas à faire dire à mon thème ce que j’ai envie d’y trouver. Mais lorsque je constate certains parallèles entre ce langage symbolique et mon fonctionnement, je trouve intéressant de les observer.

C’est aussi ce qui nourrit ma curiosité pour l’astrologie et la numérologie.

Je ne cherche pas forcément des réponses toutes faites.

Je cherche à comprendre.

## Le silence, mon espace de transformation

Il y a un autre aspect de cette dimension qui me ressemble énormément : mon rapport à la solitude.

J’aime être seule.

Je n’ai jamais eu besoin d’être constamment entourée pour avoir le sentiment d’exister ou d’avoir une place dans le monde. Au contraire, les périodes où je peux me retrouver seule sont souvent celles qui me permettent le mieux de réfléchir, de créer, d’apprendre et de faire le point.

Le silence me permet d’intégrer.

J’ai besoin de laisser les choses se déposer avant de savoir ce que j’en pense réellement. Certaines situations nécessitent chez moi un temps de retrait pour que je puisse comprendre ce qu’elles ont provoqué, ce qu’elles signifient et ce que j’en retiens.

C’est aussi dans ces moments-là que je me transforme.

J’ai toujours été attirée par les échanges profonds, les discussions qui permettent de réfléchir, de découvrir une autre manière de voir les choses ou d’aller au-delà des apparences.

La superficialité ne me nourrit pas longtemps.

Et cela vaut également dans mes relations.

## Ce qui me stimule réellement

Dans une relation, ce qui va réellement retenir mon attention ne sera pas nécessairement le statut social, la réussite professionnelle ou tout ce que quelqu’un peut afficher.

Bien sûr que ce sont des éléments intéressants.

Mais ce qui va véritablement me stimuler, c’est ce qu’il y a derrière.

Est-ce que cette personne pense ? Est-ce qu’elle apprend ? Est-ce qu’elle est capable de remettre en question ses certitudes ? Est-ce qu’elle peut m’apprendre quelque chose ? Est-ce que nous pouvons parler de tout et de rien, puis soudainement partir dans une discussion profonde pendant des heures ?

J’ai besoin d’échanges qui m’ouvrent quelque chose.

Une personne peut avoir énormément de succès et ne rien provoquer de particulier chez moi si nous n’avons pas cette profondeur dans les échanges.

À l’inverse, une conversation inattendue peut suffire à éveiller immédiatement mon intérêt.

Je fonctionne beaucoup au ressenti.

Et lorsqu’une relation est fluide, je le sens.

Lorsqu’il existe une barrière, je le sens également.

# Ce que ma culture afro-caribéenne m’a permis de comprendre

Mais je crois que l’élément qui a réellement changé mon rapport à cette dimension de moi est venu plus tard.

Ma réflexion sur ma culture et ma spiritualité afro-caribéennes.

Pendant longtemps, j’ai grandi avec certaines représentations très négatives de tout ce qui pouvait toucher à ces traditions.

Il y avait les choses qu’il ne fallait pas regarder, celles dont il fallait avoir peur, celles qu’il ne fallait surtout pas approcher.

Et comme beaucoup de choses que l’on nous transmet très tôt, je les avais en partie intégrées sans forcément les questionner.

Puis, avec le temps, ma curiosité naturelle a repris le dessus.

Je me suis demandé quelque chose de très simple :

Pourquoi avons-nous peur de certaines choses que nous ne connaissons finalement pas ?

Alors j’ai commencé à lire.

À chercher. À essayer de comprendre.

Pas pour pratiquer. Pas pour adhérer.

Mais simplement parce que je voulais comprendre ma propre culture.

Je précise d’ailleurs quelque chose qui me paraît important : je ne pratique pas le vaudou, ni d’autres religions afro-caribéennes.

Ce n’est pas mon sujet et ce n’est pas ce que je cherche à défendre ici.

Mais je refuse désormais de considérer une tradition comme mauvaise uniquement parce qu’on m’a appris à en avoir peur.

C’est très différent.

# Sortir de la peur pour entrer dans la connaissance

Cette réflexion a profondément résonné avec quelque chose qui fait déjà partie de moi : la connaissance comme pilier d’épanouissement.

Je ne peux pas simplement accepter une affirmation parce qu’on m’a dit qu’elle était vraie.

J’ai besoin de comprendre.

J’ai donc lu sur les traditions afro-caribéennes, notamment le vaudou, le rastafarisme et la santería, parmi les plus connues, comme j’ai également pu m’intéresser à d’autres traditions religieuses et systèmes de pensée, sans lien avec les religions afro-caribéennes, notamment l’hindouisme.

D’ailleurs, je vous recommande si le sujet vous intéresse ce livre très intéressant : Les religions afro-caribéennes à la lumière de la foi chrétienne – similitudes et différences des auteurs Mirlenda Noëlliste et Dieumeme Noëlliste

Et on comprend quelque chose d’essentiel :

on ne peut pas réellement comprendre ce que l’on refuse de regarder.

Cela ne signifie pas qu’il faut tout accepter.

Cela signifie qu’on peut chercher à comprendre avant de juger.

Je peux m’intéresser à l’astrologie, à la numérologie sans considérer que tout ce qui est écrit dans un thème est une vérité absolue.

Je peux lire sur une tradition religieuse ou spirituelle sans nécessairement la pratiquer.

Et je peux m’intéresser à la spiritualité afro-caribéenne parce qu’elle fait partie de mon histoire culturelle, tout en gardant mon discernement.

C’est justement cette liberté intellectuelle qui m’intéresse.

# Je ne crois plus que la spiritualité soit une question de peur

Cette réflexion m’a également amenée à remettre en question certaines représentations que j’avais reçues.

Pendant longtemps, le raisonnement était assez simple : certaines pratiques étaient « mauvaises », certaines personnes étaient « mauvaises », certaines traditions étaient à éviter.

Mais avec le recul, je trouve cette vision beaucoup trop simpliste.

Une personne peut appartenir à une confession évangélique ou catholique, voire pratiquer le vaudou, sans pour autant être une bonne personne.

Elle peut également utiliser une religion pour justifier des comportements qui, eux, sont profondément mauvais.

À l’inverse, une personne appartenant à une tradition différente de la mienne peut utiliser ses croyances pour accompagner, aider, soigner ou transmettre.

Je ne dis pas que toutes les pratiques se valent.

Je dis simplement que l’étiquette que l’on colle à une personne ou à une tradition ne suffit pas à déterminer la valeur de ses actes.

Et cette distinction m’a fait énormément réfléchir.

Parce que finalement, qu’est-ce qui est réellement à moi ?

Qu’est-ce qui vient de ma culture ?

Qu’est-ce qui vient de mon éducation ?

Qu’est-ce qui vient de mes croyances ?

Et qu’est-ce que j’ai réellement choisi après avoir pris le temps de comprendre ?

# Tout le monde n’a pas besoin de chercher au même endroit

Je crois aussi qu’il faut accepter que nous ne fonctionnons pas tous de la même manière.

Certaines personnes ont un fonctionnement très cartésien.

Elles ont besoin de preuves, de faits, de logique et de concret.

Et c’est parfaitement légitime.

D’autres sont davantage attirées par la spiritualité, la symbolique, l’intuition ou les différentes traditions qui permettent d’explorer ce qui ne se voit pas immédiatement.

Je fais partie de celles-là.

Je ne pense pas que nous ayons tous besoin de chercher les mêmes réponses au même endroit.

Nous avons des histoires différentes, des sensibilités différentes, des façons différentes de comprendre le monde.

Et je crois que c’est aussi ce qui rend cette exploration intéressante.

# La Mystique n’est finalement pas l’opposé de la Sage

Ce qui est assez amusant lorsque je regarde aujourd’hui mes différents archétypes, c’est que je pensais autrefois devoir choisir entre eux.

La Sage analyse.

La Guerrière agit.

La Mystique ressent.

Mais je comprends désormais que ces dimensions peuvent parfaitement cohabiter.

La Sage me pousse à comprendre.

La Mystique m’amène à regarder ce qui ne se voit pas immédiatement.

La Guerrière m’a appris à me défendre et à faire respecter mes limites.

Et lorsque ces trois dimensions fonctionnent ensemble, je peux à la fois observer, ressentir et décider.

C’est probablement cette combinaison qui me ressemble le plus aujourd’hui.

# Réconcilier la Mystique avec moi-même

Je crois que c’est finalement cela que je suis en train de vivre.

Je ne suis pas devenue Mystique.

Je l’étais déjà.

J’ai simplement arrêté progressivement de faire comme si cette partie de moi n’existait pas.

Aujourd’hui, je peux dire sans gêne que je m’intéresse à l’astrologie, à la numérologie, aux symboliques, à certaines traditions spirituelles et à tout ce qui peut m’aider à mieux comprendre l’être humain.

Je peux également dire que je suis très intuitive, que je ressens certaines personnes ou certains lieux, que j’ai besoin de solitude et de silence, et que je trouve dans ces espaces une véritable source de compréhension et de transformation.

Je n’ai plus besoin de tout justifier.

Je n’ai plus besoin non plus d’adhérer à tout.

Je peux simplement explorer.

Lire. Questionner. Observer.

Et décider par moi-même de ce qui fait sens pour moi.

Finalement, c’est peut-être ça, le plus important dans cette réconciliation.

Parce que la connaissance m’a toujours donné davantage de liberté que la peur.

Et peut-être que ma Mystique avait simplement besoin de cette liberté pour enfin sortir de l’ombre.

Je suis mystique.

Et aujourd’hui, je peux enfin le dire sans avoir besoin de m’en excuser;)

Naomi

Une femme, un fils, une mission. J’écris pour honorer, pour comprendre, pour laisser une trace.

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